Pourquoi une Zone de Défense et Sécurité ?

Mise à jour : 02 mars 2016

Un échelon intermédiaire entre le ministère de l'Intérieur, les régions et les départements

L’État s’organise en trois échelons administratifs : les arrondissements, les départements et les régions.

Un nouvel échelon a été créé en 1959 : les zones de défense. Les décrets 2010-224 et 225 du 4 mars 2010 ont confirmé l’importance du niveau zonal, en développant et en précisant les compétences des préfectures de zone de défense et de sécurité.

Il existe sept préfectures en métropole. Elles coexistent avec l’organisation militaire qui désigne un officier général de zone de défense, lequel coordonne et commande les forces armées et leurs moyens mis à disposition des préfets au sein de la zone de défense et de sécurité.

A leur tête :

  • un préfet de zone de défense et de sécurité (préfet de région et préfet de département),
  • assisté depuis 1993, d’un préfet délégué pour la défense et la sécurité en charge de la direction des services de la zone de défense et de sécurité.

Leurs sièges :

Strasbourg (Est) : La configuration géographique de la zone Est est singulière. Le préfet de la zone de défense et de sécurité Est, préfet de la région Grand Est, préfet du Bas-Rhin, est à Strasbourg. Le préfet délégué pour la défense et la sécurité ainsi que les service de la préfecture de la zone Est sont à Metz.

Rennes (Ouest) - Marseille (Sud) - Paris (Île-de-France) - Lille (Nord) - Bordeaux (Sud-Ouest) - Lyon (Sud-est)

 

Un échelon créé pour renforcer les capacités de l’État à assurer la sécurité sur une zone géographique large

La zone dispose de compétences destinées à faciliter la gestion d’un événement calamiteux ou d’une situation de crise dépassant le cadre départemental. Cadre géographique commun coordonnant les efforts civils et militaires, ses compétences sont :

  • l’élaboration de mesures non militaires de défense et la coopération avec l’autorité militaire,
  • la coordination des moyens de sécurité civile dans la zone notamment grâce à un réseau de diffusion et de coordination de l’information,
  • l’administration et la mutualisation des moyens de la police nationale et des moyens de transmission du ministère de l’Intérieur.