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Relations avec les entreprises - Le préfet mobilise les futurs cadres de l’administration

Mise à jour : 21 avril 2017

Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord, a ouvert, à l’Institut régional d’administration (IRAInstituts régionaux d'administration) de Lille, le séminaire « Besoins des entreprises et politiques publiques : mieux se comprendre pour mieux coopérer » le jeudi 20 avril 2017.

Les services et opérateurs de l’État, dans lesquels les futurs cadres de l’administration exerceront leurs métiers, sont les interlocuteurs incontournables des entreprises. Ainsi, le plan de formation des élèves de l'IRA prévoit un module visant à améliorer la connaissance réciproque entre les entreprises et l’administration. Cette action s’inscrit dans la logique des engagements gouvernementaux de facilitation de l’activité des entreprises, dans une perspective de compétitivité et de développement de l’emploi, en améliorant notamment la qualité de leurs relations avec l’administration.

Michel Lalande a souligné l'importance de la connaissance territoriale pour accompagner les territoires et y décliner les politiques publiques en lien étroit avec le conseil régional, chef de file en matière de développement économique. Alors que la Région a vu son rôle en faveur des entreprises se renforcer ces dernières années, le préfet a replacé l’État régional dans un triple rôle, à la fois stratège, facilitateur et financeur, au service des entreprises quelle que soit leur taille.

L’État accompagne les entreprises dans leurs réponses aux grands défis économiques : innovation, investissement, évolution des modèles d’affaires, structuration des filières (automobile, ferroviaire, agroalimentaire, aéronautique et agro-ressources), internationalisation, renforcement de la qualification des salariés.

Au-delà de ce soutien stratégique apporté aux entreprises, l’État joue également un rôle facilitateur primordial. Ce rôle, dont la traduction est très diverse, remplit pleinement sa fonction de service public, comme l’accompagnement administratif et son corollaire la simplification réglementaire, l’accompagnement des entreprises en difficulté, l’accès facilité des plus petites entreprises à la commande publique .

Cet accompagnement, au plus près des territoires et des entreprises, est une des missions prioritaires des sous-préfets, comme en a témoigné Thierry Devimeux, sous-préfet de l’arrondissement de Valenciennes, lors de la table ronde « les politiques publiques concernant les entreprises, qui fait quoi ? ».

L’État met aussi en œuvre de nombreux dispositifs financiers à destination des entreprises. Le crédit d’impôt pour la croissance et d’emploi (CICE) qui a bénéficié à plus de 40 000 entreprises de la région Hauts-de-France pour un montant cumulé de 2,9 milliards, le crédit d’impôts recherche (CIR) qui représente plus de 5 milliards d’euros en 2017 à l’échelon national, le crédit d’impôt innovation (CII) équivalant à 115 millions d’euros en 2017 au niveau national, ou bien encore le suramortissement des investissements industriels estimés à 200 millions d’euros. Au-delà de ces efforts de compétitivité et d’incitation à l’investissement, l’État a également mis en place de nombreux outils ou structures comme Bpifrance , la prime d’aménagement du territoire, l’aide à la réindustrialisation ou le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA).

Le préfet a rappelé le devoir des acteurs publics vis-à-vis des entreprises de respecter les délais de paiement, d’être des « bons payeurs » : « Il y a là un enjeu en termes d’image pour l’État mais aussi de responsabilité morale pour l’administration ». Il a conclu en insistant sur l'importance de « garder à l'esprit, dans son travail quotidien l'intérêt général, seul garant d'une haute valeur de la fonction publique ».

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