Plan de protection de l’atmosphère – 45 actions pour reconquérir un air plus sain en Île-de-France et lancement d’un fonds « Air bois » de 1,92 million d’euros en Essonne : l’État mobilisé pour améliorer la qualité de l’air !

Mise à jour : 30 mars 2017

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Plus d’un an après le lancement de la révision du Plan de protection de l’atmosphère (PPA) d’Île-de-France par le préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, et par le préfet de police, le projet de PPA 2017-2020 a été présenté, le 9 mars dernier, lors du quatrième comité de pilotage de révision de ce plan. Le PPA est désormais entré dans une phase de consultation réglementaire de plusieurs mois.

La démarche participative mise en place pour la révision du Plan de protection de l’atmosphère (PPA) d’Île-de-France a créé une réelle dynamique, pour reconquérir la qualité de l’air au travers d’actions concrètes. Elle permet ainsi de répondre à l’objectif ambitieux d’améliorer de la qualité de l’air en Île-de-France en supprimant les dépassements des valeurs limites de la qualité de l’air, qui ont un impact prouvé sur la santé des Franciliens.

25 défis et 45 actions pour un air plus sain

Une analyse multicritère a permis de retenir 25 défis et 45 actions, acceptables et réalisables par les acteurs concernés. Ceux-ci agissent principalement sur les deux secteurs les plus émetteurs de particules (PM10) et les oxydes d’azote (Nox) que sont les transports et le résidentiel-tertiaire, avec notamment l’utilisation de la voiture individuelle et du chauffage au bois.

Le secteur aérien, l’agriculture et l’industrie ne sont pas oubliés et doivent eux aussi apporter leur contribution au travers de plusieurs défis.

Des impacts positifs en perspective dès 2020

L’impact du PPA sur la qualité de l’air à l’horizon 2020, modélisé par Airparif, montre que le PPA conduira à une baisse importante des émissions de particules et de dioxyde d’azote et à une baisse considérable du nombre de Franciliens exposés à des dépassements de valeurs limites de la qualité de l’air. En effet, le nombre de personnes exposées serait divisé par trois.

Les changements de comportements, encouragés par des défis du PPA, la mise en œuvre d’innovations techniques ou encore la mise en œuvre des Plans climat air-énergie territoriaux élaborés par les collectivités de plus de 20 000 habitants devraient permettre un retour définitif sous les valeurs limites rapidement après 2020.

Zoom sur l’Essonne, acteur de la réduction de la pollution de l’air

Le département de l’Essonne a lancé récemment un fonds « Air bois » pour améliorer la qualité de l’air sur son territoire. C’est le premier département francilien à mettre en place un tel fonds.

Ce fonds « Air Bois », doté pour la période 2017-2019 de 1,92 million d’euros, a pour objectif d’accompagner financièrement les particuliers à changer leurs appareils individuels de chauffage au bois ancien et peu performants pour des appareils Flamme Verte 7 étoiles ou équivalent afin de réduire les émissions de polluants atmosphériques. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la révision du Plan de protection de l’atmosphère (PPA).

Le fonds « Air bois » sera mis en place sur quatre territoires de l’Essonne :

  • la communauté d’agglomération Paris Saclay ;
  • la communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine ;
  • la communauté d’agglomération Cœur d’Essonne Agglomération ;
  • la communauté de communes du Pays de Limours.

Un potentiel d’un peu plus de 1 900 appareils est visé sur ces quatre territoires. Une aide de 1000 € sera apportée aux particuliers concernés, cumulable avec le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

La mise en place du fonds « Air Bois » dans le département de l’Essonne s’inscrit dans la mise en œuvre du plan 2016-2021 « Changeons d’air en Île-de-France » du conseil régional.

 

En savoir plus :

www.maqualitedelair-idf.fr

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