Transports du quotidien

Mise à jour : 05 février 2019

La modernisation des transports du quotidien est une priorité forte de l'État et fait l'objet d'investissements publics sur l'ensemble de la région.  Avec 8,5 millions de voyageurs qui empruntent quotidiennement les transports en commun en Île-de-France, la modernisation et l'extension du réseau apparaissent indispensables pour répondre aux besoins de mobilité des franciliens et renforcer l'attractivité et le développement équilibré des territoires.

Améliorer les mobilités des usagers franciliens

Améliorer les mobilités des usagers franciliens, c'est :

- renforcer l'égalité des territoires en vue de redessiner la région dans la logique d'un meilleur équilibre entre l'Est et l'Ouest, entre Paris et sa banlieue, entre territoires riches et pauvres.

- un enjeu de qualité de vie pour que le réseau soit plus fiable, plus confortable et apporte une meilleure qualité de service aux usagers. Le métro automatique du Grand Paris Express fera ainsi gagner en moyenne 7 minutes et 90% des Franciliens habiteront à moins de 2km d'une gare;

- un enjeu de solidarité au sein de la région, par le désenclavement des territoires les plus pauvres qui ont besoin d'un accès facilité aux zones d'emploi ;

- un enjeu d'attractivité de l'Île-de-France et de la France, car le développement équilibré de la région capitale est un sujet d'intérêt national et de rayonnement mondial ;

- un enjeu d'emploi essentiel, avec entre 15 000 et 20 000 emplois induits chaque année par les travaux.

Le Grand Paris Express : le métro de demain

Le métro du Grand Paris Express est conçu comme un modèle en termes d'efficacité énergétique et d'empreinte environnementale. De nombreuses études ont été réalisées pour prendre en compte différents critères environnementaux. Cela se traduit par une série d'engagements qui s'imposent à la Société du Grand Paris, à toutes les entreprises partenaires et aux architectes.

Le métro du Grand Paris est ainsi pensé comme un laboratoire d'innovation pour le développement d'une métropole durable (les transports représentent en effet 34% des émissions de gaz à effet de serre). Tous les métros du Grand Paris, disposeront, par exemple, d'une régulation thermique et de systèmes de récupération d'énergie au freinage.

Réduction du temps de transport : améliorer le quotidien des Franciliens

Le métro devrait offrir une vitesse commerciale très élevée, de 55 à 65km/h sur les lignes 15,16 et 17. À titre de comparaison, la vitesse commerciale du RER A est de 49km/h et celle du métro parisien à l'heure d'affluence entre 21 et 27km/h (mais près de 40km/h pour la ligne 14).

Les 15 projets majeurs de l'axe ferroviaire Paris-Nord

L’axe ferroviaire Paris-Nord va concentrer ces prochaines années une somme inédite de travaux de par leur ampleur incluant le CDG Express :

- les projets de régénération pour la fiabilisation du réseau (responsabilité SNCF Réseau) : régénération de rails et de voies, régénération et maintenance renforcée des caténaires, amélioration de la signalisation, régénération ou remplacement d’ouvrages de franchissement (Pont de Soissons) ;

- les projets de développement renforçant la qualité et la régularité d’exploitation des RERB et D : nouveau matériel roulant (Interconnecté Nouvelle Génération dit MING sur le B et RER Nouvelle génération sur le RER D), nouveau système d’exploitation automatisé et de signalisation (Nexteo), garages du Bourget (financés au CPER d’Ile-de-France), mise en accessibilité des gares ;

- les autres projets de développement dont certains sont prévus pour les JOP 2024 : interconnexions du Grand Paris Express avec le réseau RER au Bourget, Franchissement Urbain de Pleyel (liaisons olympiques, interconnexion entre les RERB, D, le Grand Paris Express), et l’échangeur A86 à Pleyel, Gare du Nord 2024, Roissy-Picardie et le nœud de Creil.

Conscient de l’ampleur de ces chantiers, de leurs calendriers de travaux et de leurs impacts pour les usagers, le Premier ministre a confié le 30 octobre 2018 au préfet de la région d’Île-de-France une mission de coordination pour réaliser les travaux dans des conditions acceptables pour les usagers, tout en conciliant:

- l’échéance des JOP 2024 et l’engagement de la France vis-à-vis des projets suivants : le CDG Express et le franchissement urbain de Pleyel ;

- la priorité donnée par le Gouvernement aux transports du quotidien et, en conséquence, la recherche d’un moindre impact des travaux sur les voyageurs.

Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris a remis le 18 avril au Premier ministre son rapport sur les travaux de l’axe ferroviaire Paris-Nord à mener à l’horizon 2024. Après 5 mois de travail étroit avec SNCF Réseau, Île-de-France Mobilités et les collectivités concernées, le préfet de région propose au gouvernement deux scénarios pour mener à bien ces travaux d’amélioration des transports du quotidien tout en veillant à la maîtrise de leur impact pour les usagers.

Pour en savoir plus : Travaux de l’axe ferroviaire Paris-Nord : le préfet de région propose 2 scénarios

Donnant la priorité des transports du quotidien, Élisabeth Borne, la ministre chargée des Transports a décidé de retenir le deuxième scenario proposé par le préfet de région Michel Cadot en reportant la mise en service du CDG-Express à fin 2025, afin de limiter l'impact des travaux pour les usagers du RER B.

Pour en savoir plus, sur le scénario retenu, rendez-vous ICI .

Le CDG Express

La liaison CDG Express permettra de relier directement, en une vingtaine de minutes, l'aéroport Charles de Gaulle et la gare de l'Est. Ce projet confortera l'attractivité du premier aéroport français et deuxième aéroport européen. Il contribuera également à désengorger le RER B et à réduire la circulation au nord de Paris.

Plus d'informations sur le CDG Express, cliquer  ICI

Le préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, Michel Cadot, a été mandaté par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, pour mener une mission de concertation sur le CDG Express. Il a rencontré élus et associations d'usagers en janvier 2019.

Sur la base de ce rapport, la ministre des Transports a décidé de confirmer la nécessité de ce projet et a signé, le 11 février 2019, le contrat de concession engageant la réalisation du CDG Express.

Dans le cadre de la mission de coordination l’ensemble des travaux prévus sur l’axe ferroviaire Nord confiée par le Premier ministre, le préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, Michel Cadot, a remis au gouvernement un rapport en avril 2019 dans lequel il proposait 2 scénarios : soit de respecter l’échéance des Jeux olympiques de 2024 pour le CDG Express, mais sans réaliser l’ensemble des opérations associées, soit de repousser la mise en service du CDG Express à fin 2025.

Afin de limiter l’impact des travaux pour les usagers des transports du quotidien, et notamment du RER B, le gouvernement a opté pour la seconde option. 

Le préfet a remis son rapport à la ministre en février 2019, consultable ci-dessous :

-

Pour en savoir plus

Transports : inauguration du prolongement du T3b Porte de la Chapelle – Porte d’Asnières

Transports : baptême du tunnelier d'Eole

Forum Pro’Mobilité : accompagner les entreprises et administrations pour leur plan de mobilité

Projet d’extension du tramway T3 de Porte d’Asnières à Porte Dauphine : enquête publique