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Point sur l’hébergement des migrants de l’ancien campement situé boulevard de la Chapelle

Mise à jour : 09 juin 2015

Une semaine après l’évacuation du campement de la Chapelle, Jean-François Carenco, préfet de Paris et d’Île-de-France, rappelle les principes qui ont prévalu lors de l’évacuation du campement de la Chapelle le 2 juin dernier : fermeté et humanité.

Communiqué de presse - 09 juin 2015

Il  tient  à rappeler les informations  suivantes :

► l’opération d’évacuation du 2 juin dernier a été minutieusement préparée par les acteurs publics et associatifs qui ont réalisé 3 diagnostics sociaux les 21 et 27 mai afin d’étudier au plus près  la situation administrative et les droits  de chacun.

► Au total 471 personnes ont bénéficié d’un diagnostic individualisé, 461 ont été hébergées, 10 ont refusé la proposition le jour même.

Compte tenu du contexte exceptionnel de ce campement, toutes les personnes évacuées présentes le 2 juin dernier ont reçu une solution d’hébergement au moins provisoire, adaptée à leur situation :

les 49 personnes vulnérables comme les familles , les mineurs isolés et les femmes ont été pris en charge par la ville de Paris et sont suivis par les services sociaux. C’est un hébergement de longue durée. 

45 personnes ont bénéficié d’un statut de réfugié ouvrant droit à une protection et à un hébergement pérenne,

► près de 100 personnes, qui ont entamé des démarches de demandeurs d’asile , se sont vu proposer un hébergement durable par l’État dans des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA), étant précisé que 10 d’entre eux,  ont refusé l’hébergement proposé.

277  migrants qui n’ont pas souhaité déposer une demande d’asile sur le territoire français pour rejoindre d’autres destinations  (essentiellement des jeunes hommes de 20/ 35 ans), se sont vu proposer par l’État un hébergement à  titre humanitaire  exceptionnel d’au moins 7  nuits.

Le préfet de région dénonce l’instrumentalisation faite de cette situation et n’accepte pas les leçons d’humanité.

En effet, dès le lendemain soir suivant l’évacuation et depuis lors, certains d'entre eux ont refusé l’hébergement proposé comme l’atteste  l’enregistrement de places inoccupées.

Ainsi, la nuit dernière 277 places ont été réservées pour les migrants non demandeurs d’asile, 75 places sont restées inoccupées :

► au  CHAPSA centre hébergement d’urgence de Nanterre, 45 places  ont été réservées par l’État, 5 ont été occupées hier soir.
► à la Boulangerie , centre d’hébergement du 18e arrondissement, la  nuit dernière : 17 présents sur 52 places réservées.

Les places de ces centres proposent une mise à l’abri, l’accès à des sanitaires individualisés, un diner chaud, un petit déjeuner, une consultation médicale. Dire aujourd’hui que l’on peut avoir faim alors qu’un hébergement est proposé n’est pas acceptable.

La République française applique sa devise de fraternité, au quotidien, dès lors que la main tendue est saisie.

Pour mémoire l’État en Île-de-France rappelle son engagement sans faille dans les politiques publiques d’hébergement auprès des plus démunis et précise que notre région connait une hausse continue des demandes d’hébergement, parce que la situation du monde est ainsi et que la France fait face à son devoir d’humanisme.

Fin 2014, le dispositif d’hébergement francilien accueillait chaque jour environ 70 000 personnes.

Fermeté et humanité : ce sont les deux principes d’une action difficile qui mérite mieux que des affirmations inexactes  et des instrumentalisations.

 

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