Accès aux responsabilités

Mise à jour : 19 novembre 2015

L’histoire de la parité est liée au droit de vote et d’éligibilité des femmes, acquis en France le 21 avril 1944.

Si la France apparaît comme un mauvais élève au classement des pays européens en ce qui concerne le nombre de parlementaires, des progressions ont été rendues possibles grâce à l’introduction de mesures favorisant la parité en politique. La réforme constitutionnelle de 1999 a d’abord introduit dans l’article 3 de notre Constitution l’alinéa suivant : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ».

A donc été votée le 6/06/2000 la première loi sur la parité favorisant l’accès égal des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives (parité totale pour les scrutins de liste et sanctions financières aux élections législatives). Cette première loi a été complétée par la loi du 31/01/2007.

En 2015, les femmes sont autant diplômées que les hommes, voire plus, mais l'accès aux responsabilités professionnelles leur est toujours beaucoup plus limité. Le « plafond de verre » est encore une réalité. La part des femmes aux postes de direction n'a évolué que de 1, 4 % depuis deux ans dans le monde. En France, on compte 8 % de PDG femmes et seulement 16 % d'entre elles siègent dans les conseils d'administration. Enfin, 17 % des entreprises françaises sont dirigées par une femme, en particulier dans le commerce et les services. Plus la taille de l'entreprise est importante, moins on note de femmes dirigeantes. Et pourtant,  études et rapports confirment  que la mixité dans les sphères de décision est un facteur important de développement pour leurs structures...
 Dans la fonction publique, la part des femmes dans les emplois de direction est en moyenne de 31 % avec des disparités importantes entre les trois fonctions publiques. Dans l'encadrement supérieur de la fonction publique, la loi permet chaque année de revoir la proportion de nominations de femmes à la hausse, avec depuis le 1er janvier 2013, 32 % de nouvelles nominations de femmes en conseil des ministres, ce qui est un progrès notable.