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Nouvelle campagne de travaux à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse

Mise à jour : 07 septembre 2017

À partir du mois de septembre, la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, propriété de l’État, va faire l'objet de nouvelles campagnes de travaux et d'études qui vont permettre de valoriser cet exceptionnel édifice gothique, classé Monument historique, et d'en améliorer la connaissance.

Le suivi des travaux et la maîtrise d'ouvrage de ces opérations, entièrement financées par l'État, seront réalisés par ladirection régionale des affaires culturelles (Drac) ; la maîtrise d’œuvre est assurée par Jean-Louis Rebière, architecte en chef des monuments historiques (ACMH).

Trois temps forts au programme de la rentrée 2017 et du début 2018

Restauration intérieure des six chapelles nord du déambulatoire

Après l’achèvement des travaux de restauration et de protection des seize verrières hautes de chœur, un nouveau chantier de réhabilitation intégrale des chapelles nord du déambulatoire va être ouvert. Cette opération fait suite aux travaux de la chapelle Saint-Jacques (2010-2011) et à la restauration de la chapelle d'axe (dite du Sacré-Coeur), restaurée de juin 2015 à juin 2016.

Ce nouveau chantier vise à redonner une unité chromatique à l’ensemble des chapelles absidiales du grand chœur, construites à l'initiative de l'évêque Bertrand de l'Isle à partir de 1275, tout en respectant la spécificité de leurs décors mis en place au cours de la seconde moitié du XIXe siècle (mobilier, peintures murales, statues et tableaux). De la période antérieure à la Révolution, on notera la toile d'un des retables représentant le Baptême du Christ, peint par Colombe du Lys (XVIIe siècle), et surtout l'émouvant monument funéraire du Marquis de Puyvert, œuvre en marbre de François Lucas (1784).

Les vitraux anciens (XVe et XVIe siècles) conservés dans ces chapelles en constituent un des intérêts majeurs. Une grande attention sera portée à leur restauration, voire à leur recomposition. Ainsi, de précieux panneaux du XVe siècle, déposés depuis plusieurs années, seront restaurés et présentés dans les baies surmontant l’entrée de la sacristie, actuellement occultées par du polycarbonate.

Les chapelles feront aussi l’objet d’une réfection complète de l’installation électrique et d’une mise en valeur grâce à un éclairage spécifique par leds.

Une équipe pluridisciplinaire de restaurateurs spécialisés interviendra sur les différents types de décors ornant le monument.

  • Calendrier des travaux :
    Mi-septembre mise en œuvre des échafaudages.
    Première tranche de travaux pour trois chapelles, durée de 6 mois.
    Deuxième tranche de travaux pour les trois dernières.
    Fin des travaux prévue en décembre 2018.
  • Coût global de l’opération :
    1,1 M d’euros TTC (financement : 100 % État).

Étude de diagnostic de la nef Raymondine, préalablement à l'ouverture d'une campagne de restauration générale

Construite dans le premier quart du XIIIe siècle à l’initiative de l’évêque cistercien Foulques, la nef Raymondine est un monument fondateur de l’architecture gothique méridionale. Dotée d’un vaisseau unique couvert de trois grandes croisées d’ogives, elle conserve une partie des maçonneries et des chapiteaux sculptés de la première cathédrale romane.

À l’exception du renouvellement de son mobilier et de ses vitraux, l’intérieur de la nef n’a pas connu de travaux majeurs depuis deux siècles.

La tempête de vent de l'hiver dernier a entraîné la chute d’une plaque d’enduit de la deuxième travée de la nef, illustrant l’état inquiétant des parements intérieurs. Dans l’attente de sa restauration, la Drac a fait réaliser une campagne générale de sondages et a fait purger les plaques non adhérentes avant l’été. Ceci a permis de déposer les parties fragilisées de l’enduit, de constater la présence d’un décor sous-jacent de faux joints et d’alerter sur l’état sanitaire de la chaire du XIXe siècle qui a été étayée.

Commandée, au printemps 2017, par la Drac à l’ACMH, l’étude générale de la nef permettra de proposer un programme de travaux dès 2018, pour un chantier qui s’échelonnera sur plusieurs exercices au regard de l’ampleur du monument. L'ensemble des composantes de la nef (structure, charpente, décors, vitraux, sols) seront ainsi diagnostiquées afin de définir un programme d'interventions prioritaires et cohérentes, visant la restauration générale d'un des plus formidables vaisseaux gothiques de l'Europe du Sud.

  • Calendrier : rendu de l’étude, fin de l’automne 2017.
  • Coût de l’étude : 90 000 euros TTC (financement : 100 % État).

Des travaux d’assainissement pour sauvegarder l’édifice

L’année 2018 verra aussi, dans la cour Sainte-Anne, le lancement destravaux d’assainissement de l’édifice qui permettront d’envisager à leur suite la restauration intérieure des chapelles sud, en très mauvais état de conservation.

Par ailleurs, suite aux travaux menés en 2015/2016 sur les parements et la couverture de la grande sacristie, celle-ci est en cours d'assèchement, Sa restauration intérieure pourra être envisagée à partir de 2019.

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