« Ruptures conjugales : un choc financier pour les femmes des Hauts-de-France », INSEE, mars 2021

Mise à jour : 12 avril 2021

Dans cette publication, l’INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques analyse l’impact financier d’une rupture conjugale pour les femmes.

Avec un salaire souvent inférieur aux hommes, le choc financier après une rupture est souvent grave, et emporte près d’1 femme sur 3 sous le seuil de pauvreté. En effet, le niveau de vie moyen d’une femme après la séparation diminue de 24% quand celui des hommes reste stable. En moyenne, le niveau de vie des femmes diminue de 375 € par mois après une séparation.

Les prestations sociales, notamment le RSARevenu de solidarité active qu’elles perçoivent plus fréquemment que les hommes, ne compensent pas totalement la baisse du niveau de vie. La séparation se traduit souvent par la vente du logement commun et la perte du statut de propriétaire. L’année de la séparation, beaucoup se tournent ainsi vers le parc locatif privé.

Les femmes sont plus enclines à avoir la garde des enfants et retrouvent un conjoint plus tardivement que les hommes, ce qui tend à rallonger la période de pauvreté subie. Dans la région, 18 % des 278 000 femmes séparées vivent de fait à nouveau en couple après la séparation, une part de dix points inférieure à celle des hommes.

En comparaison, le veuvage ne représente un choc financier que l’année du décès du conjoint. L’année du décès du conjoint, le taux de pauvreté des femmes triple, passant de 10 % à 35 %, mais revient quasiment au même niveau après un an en se stabilisant entre 12 % et 13 %.

Chiffres-clés :

source : INSEE

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/5058653