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Râle des genêts : Mobilisation collective pour sauver l'espèce menacée

Mise à jour : 16 septembre 2020
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Image470149 : Râle des genêts

L’État, le conseil régional des Pays de la Loire, le conseil départemental de Maine-et-Loire, Angers Loire Métropole, la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, la ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Anjou et l’association pour le développement, l’information, l’assistance et le conseil au monde rural de Maine-et-Loire (ADIAC) agissent avec les agriculteurs et agricultrices des Basses Vallées Angevines pour sauver les pontes d’un oiseau migrateur emblématique et menacé : le Râle des genêts.

C’est dans la région Pays de la Loire, plus précisément dans les Basses Vallées Angevines, que vient se reproduire chaque année la plus importante population française de l’espèce. Cela confère une responsabilité collective particulière aux acteurs du territoire.

L’agriculture étant l’activité prépondérante des Basses Vallées Angevines, des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) y sont mises en œuvre par les agriculteurs et agricultrices pour préserver l’habitat du râle aux étapes cruciales de son cycle biologique. Objectif : décaler les fauches sur environ 4 000 ha du territoire. Malgré l’engagement massif du monde agricole, de la Région et de l’État, l’année 2019 a connu le plus faible nombre de Râles des genêts jamais enregistré en France : moins de 100 mâles chanteurs estimés pour l’ensemble du territoire. L’espèce a perdu 96% de ses effectifs en 44 ans.

Pour augmenter les chances de reproduction des oiseaux, les services de l’État, le conseil régional des Pays de la Loire, le conseil départemental de Maine-et-Loire et Angers Loire Métropole ont décidé de débloquer en urgence une enveloppe de 77 000 € pour la protection cet été des nids et des poussins de Râles des genêts. Grâce au travail de l’ADIAC, de la chambre d’agriculture et de la LPO Anjou, cette enveloppe a permis d’indemniser les agriculteurs et agricultrices dont les parcelles avaient été choisies par le râle pour nicher et élever leurs oisillons et qui acceptent de renoncer à faire pâturer leur prairie avant le 1er septembre ou à faucher avant le 15 septembre, permettant ainsi aux femelles d’effectuer et de mener à bien une à deux pontes et aux poussins d’être volants. Cette indemnisation a été calculée pour compenser la perte de fourrage initialement destinée à l’alimentation des vaches.

La mesure de protection des nids et poussins a permis la mise en défense de 148 hectares de prairies sur 113 parcelles sur lesquelles un mâle chanteur avait été localisé, impliquant 30 exploitations

Cette mobilisation collective témoigne de l’engagement du monde agricole et des financeurs au niveau régional, départemental et local pour la préservation du Râle des genêts. Elle contribue ainsi à la mise en œuvre de la stratégie régionale de la biodiversité.