Ensemble contre le sexisme : le 25 janvier (et toute l’année)
Depuis 2024, le 25 janvier est la journée nationale de lutte contre le sexisme, instaurée par le Président de la République pour construire une société plus égalitaire.
Qu’est-ce que le sexisme ?
Le Code du travail définit un « agissement sexiste » comme tout comportement « lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».
Cela peut prendre la forme de blagues, remarques dévalorisantes, mises à l’écart, stéréotypes ou attitudes qui enferment chacune et chacun dans des rôles imposés.
Pourquoi une journée de mobilisation ?
Les inégalités et les violences à l’encontre des femmes résultent de rapports de domination profondément enracinés dans nos sociétés. Déconstruire les stéréotypes, c’est :
- libérer les parcours
- favoriser le respect mutuel
- permettre à toute la société de bénéficier de l’ensemble des talents
Tous les ans, le Haut Conseil à l’Égalité remet son rapport annuel sur l’état du sexisme en France, basé sur le Baromètre Sexisme.
Le rapport de 2026 alerte sur la montée des discours sexistes et masculinistes, qui ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées mais s’inscrivent dans des logiques de mobilisation idéologiques collectives.
Le rapport identifie deux formes de sexisme, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme hostile est un sexisme violent, se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes.
- 17% des personnes de 15 ans ou plus adhèrent au sexisme hostile.
Dans le Grand Est, l’État agit concrètement : Les services de l’État dans la région Grand Est agissent pour lutter contre ces stéréotypes dans tous les domaines de la vie, à l’école, au travail, dans le sport, la culture et les médias :
- Plus de 40 collèges et lycées sont labellisés « égalité filles-garçons » : ce label de l’Éducation nationale vise à promouvoir le respect et l’égalité entre les sexes sans les collèges et lycées, publics et privés sous contrat, en luttant contre les stéréotypes et en encourageant la mixité dans les parcours scolaires et professionnels.
- Les « Trophées de la mixité des métiers » valorisent les parcours sans stéréotypes : créés avec le ministère du travail, ils récompensent celles et ceux qui œuvrent pour ouvrir le champ des possibles. L’Agence nationale pour la formation des adultes (AFPA) agit pour faire progresser l’égalité en formant des femmes et des hommes dans des métiers où ils sont sous-représentés, souvent en forte tension.
- Les Malles de l’égalité dans la Marne, contribuent à sensibiliser dès le plus jeune âge : ces coffrets ludiques et pédagogiques (jeux, livres, contes, vidéos, activités, livret pour les professionnels de l’enfance) sensibilisent les enfants de 3 à 10 ans à l’égalité filles-garçons, pour lutter contre les stéréotypes et encourager le respect mutuel.
- Le festival vosgien « Le temps de meufs » est dédié à la création d’événements artistiques au féminin en partenariat avec l’État (direction régionale des affaires cultures Grand Est.
L’égalité se construit dès l’enfance, à l’école, dans le monde du travail et dans la culture.
Ressources :
Les Trophées de la mixité des métiers : https://www.afpa.fr/actualites/participez-aux-trophees-de-la-mixite-des-metiers-2026
Les Malles de l’égalité dans la Marne : https://www.marne.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Droits-des-femmes-et-egalite-femmes-hommes/Toutes-et-tous-egaux/Parcours-Jeunesse-et-egalite/Les-Malles-de-l-Egalite

