Interdiction de la pêche des salmonidés amphihalins et des lamproies amphihalines sur les cours d’eau bretons
Face à l’effondrement préoccupant des populations de poissons migrateurs amphihalins en Bretagne, le préfet de la région Bretagne, Franck Robine, a pris deux arrêtés portant interdiction de la pêche des salmonidés amphihalins (saumon atlantique et truite de mer) et des lamproies amphihalines (lamproie marine et lamproie fluviatile) pour l’année 2026, sur l’ensemble des cours d’eau bretons.
Cette interdiction, qui s’inscrit dans la continuité des mesures de 2025, s’appuie sur :
- Les données scientifiques les plus récentes, qui montrent un déclin majeur et continu des populations. Le saumon atlantique et la lamproie marine sont en effet aujourd’hui classés comme en danger sur la liste rouge régionale des poissons d’eau douce, avec des niveaux de présence historiquement bas et une reproduction désormais insuffisante pour garantir la pérennité des espèces.
- Un consensus expert : Le Comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) a rendu un avis unanime le 21 novembre 2025, confirmé par une consultation publique (28 novembre – 18 décembre 2025) montrant un fort soutien à ces mesures.
Une interdiction totale et immédiate
Depuis le 1er janvier 2026, toute pêche (professionnelle ou de loisir) de ces espèces est interdite en eau douce, sur l’ensemble des cours d’eau relevant du COGEPOMI. Cette mesure vise à réduire la pression exercée sur les populations, dans un contexte déjà fortement dégradé par les obstacles à la continuité écologique, la pollution et certaines pressions biologiques.
Un engagement global pour la biodiversité
L’État, en lien avec les acteurs locaux et les scientifiques, poursuivra en parallèle les actions prévues par le plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI 2024-2027), notamment en matière de suivi des populations, de restauration des milieux et d’amélioration de la continuité écologique.
Les conditions d’une éventuelle réouverture de la pêche seront réexaminées au regard d’indicateurs validés par le COGEPOMI permettant de suivre l’évolution de l’état de conservation des populations.


