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Alimentation en eau du Canal du Midi : Le volume d’eau dans le barrage-réservoir de Saint-Ferréol augmente de 600 000 m3

Mise à jour : 18 juillet 2025

En 350 ans, le canal du Midi est devenu un axe hydraulique indispensable à l’alimentation en eau de tout un territoire, dans un contexte de changement climatique. C’est pourquoi Voies navigables de France, gestionnaire du canal du Midi, optimise le stockage et la gestion de l’eau du canal, en concertation avec les collectivités, les gestionnaires et usagers des ressources en eau et les services de l’État.

Cette démarche permet d’assurer le plus longtemps possible l’alimentation du canal du Midi au service de tous les usages (navigation, irrigation agricole, alimentation en eau potable des populations, alimentation des milieux naturels). Ainsi, en accord avec les services de l’État, Voies navigables de France a mené des travaux pour permettre d’augmenter le volume d’eau stocké dans le barrage-réservoir de Saint-Ferréol en toute sécurité et en conformité avec les normes actuelles de sécurité des barrages de catégorie A. La capacité de stockage du barrage-réservoir passe ainsi de 5 Mm³ à 5,6 Mm³, soit une augmentation de 12%. Ce projet d’optimisation du stockage de l’eau dédié à l’alimentation du canal du Midi vient compléter d’autres mesures déjà mises en œuvre ou qui le seront dans les prochaines années.

Augmenter la surveillance du barrage-réservoir : un préalable à l’augmentation du volume d’eau 

Trois semaines de travaux auront été nécessaires pour installer un système de surveillance complémentaire à ceux déjà existants sur le barrage-réservoir de Saint-Ferréol. Composé de trois inclinomètres et d’un nouveau piézomètre, ces instruments ont été positionnés dans le talus de la digue du barrage-réservoir, grâce à des forages réalisés par la société Hydrogéotechnique, mandatée par Voies navigables de France. Ces forages permettront, à l’aide d’une sonde inclinométrique, de récolter des données géotechniques qui seront analysées par le bureau d’études ISL, agréé pour les études sur la sécurité des barrages. Le coût total de l’opération s’élève à 168 000 €. Les relevés seront réalisés par les équipes de Voies navigables de France qui assure la gestion du barrage-réservoir ainsi que sa surveillance tout au long de l’année.

Ce chantier a également intégré une dimension environnementale forte. Les bureaux d’études ECODIV et ECOTONE ont réalisé des inventaires de la faune et de la flore sur site, afin de vérifier que les travaux n’impactaient pas les écosystèmes locaux. Les recommandations ont été suivies scrupuleusement. Cette démarche est un gage de cohérence entre modernisation hydraulique et respect du vivant.

Une mobilisation décisive pour la réussite de ce projet

La mobilisation des élus, services de l’État, ainsi que du préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, a été nécessaire pour aboutir à ce projet. Cette mobilisation reflète l’importance du sujet de la gestion optimisée de l’eau alimentant le système du canal du Midi, pour tous les usages, et sur un territoire très étendu, sur trois départements et deux bassins versants.

Lors de la visite qui s’est tenue le vendredi 18 juillet au barrage-réservoir de Saint-Ferréol, le préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne Pierre-André Durand, a rappelé que « « L' Occitanie est une des régions les plus touchées par le changement climatique. La ressource en eau se raréfie, non seulement dans les départements littoraux mais aussi l'ouest de la région. C'est pourquoi la mobilisation de volumes de stockage supplémentaires à Saint Férréol constitue un atout pour notre territoire. En outre, nous ne réussirons à relever le défi de l'adaptation au changement climatique qu'à condition de mobiliser un mix de solutions : sobriété, réfection des réseaux, meilleure connaissance, innovations et construction de nouveaux ouvrages. Pour ce faire, l’État et ses établissements publics accompagnent cette mutation, que ce soit par le biais des plans d’adaptation territoriaux, des financements pour la modernisation des réseaux, ou des actions de sensibilisation. Mais c’est aussi un engagement collectif qui doit nous mobiliser tous.»