Crise énergétique : des aides renforcées et élargies à partir de mai
Face à la hausse persistante des prix de l’énergie, le Gouvernement renforce son dispositif de soutien. Le Premier ministre a présenté, mardi 21 avril 2026, une nouvelle série de mesures ciblées, destinées à accompagner les secteurs les plus exposés.
Des aides « ciblées »
Dans un contexte marqué par les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient, l’exécutif fait le choix d’un accompagnement ciblé plutôt que de mesures générales. « On a décidé de faire des aides ciblées, mensualisées », a déclaré le Premier ministre, soulignant que les baisses de taxes auraient « un effet épouvantable sur notre économie ».
Le Gouvernement privilégie ainsi une réponse adaptée aux besoins spécifiques de chaque secteur. « La solution est davantage sur du sur-mesure et un accompagnement spécifique », a insisté Sébastien Lecornu, évoquant « une crise d’une inflation importée liée à la volatilité des prix ».
Un soutien renforcé pour les secteurs professionnels
Plusieurs professions particulièrement touchées par la hausse des coûts du carburant verront leurs aides revalorisées dès le mois de mai 2026.
- Agriculture : l’aide sur le gazole non routier (GNR) sera portée à 15 centimes d’euro par litre.
- Pêche : le soutien passera à 30 à 35 centimes par litre, contre 20 centimes actuellement.
- Bâtiment et travaux publics (BTPBâtiment et travaux publics) : un nouveau secteur intègre le dispositif. Les entreprises, notamment celles de moins de 20 salariés, bénéficieront d’une aide dès début mai, avec une première enveloppe permettant d’atteindre environ 20 centimes par litre.
Par ailleurs, des discussions seront engagées dans les prochains jours pour définir un dispositif adapté aux taxis et voitures de transport avec chauffeur (VTC).
Une aide destinée aux travailleurs les plus dépendants de leur véhicule
Au-delà des secteurs professionnels, le Gouvernement met en place un soutien direct pour les particuliers les plus impactés.
Cette aide s’adressera aux « travailleurs modestes » et aux « grands rouleurs », sous conditions de revenus et de détention d’un véhicule. Elle prendra la forme d’un soutien forfaitaire, équivalant en moyenne à 20 centimes par litre. Au total, 2,9 millions de Français devraient pouvoir bénéficier de ce dispositif.



