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De nouvelles mesures pour la preservation des poissons migrateurs amphihalins

Mise à jour : 07 novembre 2025

Le comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) Loire côtiers vendéens Sèvre niortaise s’est réuni le 7 novembre pour faire le point sur les actions mises en œuvre en faveur des poissons migrateurs amphihalins (saumon atlantique, truite de mer, anguille européenne, lamproie marine, lamproie fluviatile, grande alose et alose feinte).

Il a été l’occasion de faire le bilan des actions d’amélioration de la continuité écologique, ainsi que des opérations plus spécifiquement liées à deux espèces importantes dans le bassin, à savoir l’anguille et le saumon.

Les modalités techniques du programme de repeuplement saumon 2026 seront précisées, sous l'égide du groupe de travail dédié. Il a été rappelé que ce programme devra nécessairement s'intégrer dans un ensemble d'actions complémentaires traduites dans un accord de territoire signé entre les parties prenantes concernant le long de la Loire et de l'Allier.

S’agissant de l’anguille, les dernières données de suivi de la population (en milieu fluvial et en marais) ont été présentées, ainsi que les projets de repeuplement prévus pour 2026 et le bilan des actions de contrôle.

Le COGEPOMI a par ailleurs voté en faveur de nouvelles mesures d’encadrement de la pêche des aloses et des lamproies. La synthèse des travaux menés dans le cadre d’un GT dédié, tenant compte de la situation préoccupante de ces deux espèces et des enjeux économiques associés, a permis aux membres du COGEPOMI de se prononcer et d’acter ainsi l’interdiction de la pêche de ces espèces dans la Loire en amont du Bec de Maine, dans les côtiers vendéens et dans la Sèvre niortaise et de limiter les périodes de pêche et les engins sur les autres secteurs.

Ainsi, en aval du Bec de Maine, il a proposé :

  • de réduire la période de pêche au mois de mars en secteur maritime (entre la limite de salure des eaux et la limite transversale de la mer) et à la période allant du 15 février au 31 mars en secteur fluvial (en amont de la limite de salure des eaux),
  • de n’autoriser que les filets d’une maille supérieure à 90 mm et d’un diamètre de fil supérieur à 0,35 mm pendant le mois d’avril en secteur maritime et pendant les mois d'avril et mai en secteur fluvial (afin de limiter les risques de captures accidentelles d’aloses et de lamproies).

Sur la période 2023-2025, les captures des pêcheurs professionnels réalisées en amont du Bec de Maine et pendant ces périodes d’interdiction représentent 42 % des captures totales de lamproies et 57 % des captures d’aloses.

L’adoption de ces mesures constitue un effort significatif demandé aux pêcheurs professionnels pour contribuer à la préservation de ces espèces. Ces mesures s’appliqueront à tout type de pêche, y compris à la pêche récréative, pendant 5 ans.

Sur la base de cet avis du COGEPOMI, les préfets de chaque département, compétents pour définir les modalités de pêche, prendront dans les prochaines semaines les arrêtés préfectoraux correspondants.

Un suivi des populations d’alose et de lamproies, ainsi que des captures que les pêcheurs professionnels ont obligation de déclarer, sera régulièrement examiné par le COGEPOMI dans le cadre de son GT dédié qui est maintenu et se réunit plusieurs fois par an.

Les services de l'Office français de la biodiversité (OFB) assureront les contrôles adaptés sur les zones concernées.

En parallèle, le groupe de travail silure est réactivé afin d’envisager, au cours de l’année 2026, l’élaboration d’un plan d’action dédié à cette espèce envahissante. L’objectif est de permettre une régulation efficace de sa population tout en améliorant la valorisation alimentaire du produit.