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DÉPLOIEMENT DU FONDS D’URGENCE DE SOUTIEN À LA FILIÈRE CÉRÉALIÈRE, OLÉAGINEUSE ET PROTÉAGINEUSE

Mise à jour : 11 mars 2026

La filière céréalière française fait face à plusieurs chocs de grande ampleur qui laissent un solde disponible négatif depuis trois ans à l’échelle nationale pour la culture du blé (situation
inédite au cours des 25 dernières années) :

  • dès 2023, une hausse marquée des coûts de production, qui sont restés élevés comparativement au prix des céréales entraînant une dégradation de la situation économique des exploitations ;
  • en 2024, une baisse de récolte céréalière a entraîné une forte diminution des volumes exportés et a accentué la dégradation de la situation économique des exploitations ;
  • en 2025, une situation du marché défavorable au niveau mondial avec des facteurs de production à un niveau élevé alors que les prix des productions agricoles ont baissé.

Face à ce constat, le Gouvernement a décidé la mise en place d’un soutien exceptionnel de 40 M€ aux exploitations céréalières et protéagineuses les plus fragilisées. Ce soutien prend la forme d’un fonds d’urgence de 35 M€ au niveau national, complété par une enveloppe de 5 M€ en 2026 de prise en charge de cotisations MSAMutualité sociale agricole dédiée à la filière grande culture.

D’autres mesures ont été et seront mobilisées, notamment l’avance du versement des aides de la PACPolitique agricole commune, la poursuite du dispositif GRETEA (fonds national de garantie pour le réaménagement des dettes et le renforcement de la trésorerie des exploitations agricoles), ainsi que les reports et prises en charge de cotisation MSAMutualité sociale agricole.

L’enveloppe allouée à la région Auvergne-Rhône-Alpes pour ce dispositif s’élève à 1 610 000 euros. Cette aide s’adresse aux exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux de la région pour lesquelles les résultats économiques ont été particulièrement dégradés en 2023, 2024 et 2025. Elle a vocation à soutenir les exploitations les plus fragiles économiquement, retenues selon les critères suivants :

  • pourcentage minimal de surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux d’au moins 50 % ;
  • surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux supérieures ou égales à 60 hectares ;
  • surface en cultures industrielles (betteraves, pommes de terre, chanvre, houblon, lin fibre) inférieure à 10 % ;
  • pourcentage de baisse minimal de 35 % du dernier EBE (Excédent brut d’exploitation) connu par rapport à la moyenne simple des cinq dernières années.

Le montant final de l’aide sera déterminé en fonction du degré de spécialisation et de perte d’EBE. Il pourra être ajusté en fonction du nombre de dossiers pour respecter l’enveloppe attribuée à la région. Les critères pourront faire l’objet d’adaptations départementales en fonction des spécificités locales. Enfin, le dépôt des demandes d’aide est possible via la plateforme « Démarche numérique », jusqu’au 6 avril 2026.