FIN DE LA SCOLARISATION DANS LE CANTON DE GENÈVE DES ÉLÈVES FRONTALIERS DOMICILIES EN FRANCE : LA PARTIE FRANÇAISE REGRETTE L’INFLEXIBILITÉ DU CONSEIL D’ÉTAT DE GENÈVE QUI REFUSE DE SUSPENDRE OU DE RÉEXAMINER SA DÉCISION
L’Ambassadrice de France en Suisse, accompagnée de la Préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, a été reçue le 19 septembre 2025 à Genève, à sa demande, par le Président du Conseil d’État du Canton de Genève, accompagné des Conseillères d’État Anne Hiltpold et Nathalie Fontanet.
Cette démarche en format inédit faisait suite aux vives inquiétudes exprimées par les autorités françaises à leurs interlocuteurs suisses, à tous les niveaux, face à la décision unilatérale annoncée le 11 juin par le canton de Genève quant à la fin de la scolarisation des élèves frontaliers résidents en France.
L’Ambassadrice de France et la Préfète de région ont rappelé l’insatisfaction et l’inquiétude des élus et responsables français face à cette décision, injustifiée sur le fond et brutale sur la forme. Elles ont fait part de leur incompréhension et de leur déception face à l’absence de concertation préalable. Elles ont souligné le caractère inéquitable du report de charge induit par cette décision, et rappelé que la grande majorité des élèves concernés sont de nationalité suisse, et/ou se destinent au marché du travail suisse. Elles ont alerté sur l’aggravation à venir, en raison de cette décision, des très fortes tensions qui prévalent sur le système scolaire français dans le bassin genevois. Elles ont donc sollicité une suspension de cette décision afin qu’un dialogue constructif puisse se rétablir sur cette question.
La partie française regrette que les autorités genevoises, bien que reconnaissant le déficit de concertation en amont et le report de charge qu’induit la mesure annoncée, se soient déclarées opposées à sa suspension comme à son réexamen. Cette inflexibilité tranche avec l’esprit de concertation et de coopération qui doit continuer de présider aux relations transfrontalières dans le bassin genevois.
L’Ambassadrice de France en Suisse, la Préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la Rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, vont poursuivre leurs efforts de coordination, en lien étroit avec les collectivités et les élus concernés, afin de définir une position concertée et partagée devant les difficultés dans lesquelles la décision unilatérale du canton place les territoires français voisins.
