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L’ÉTAT SE MOBILISE POUR ANTICIPER LA POSSIBILITÉ D’UNE SÉCHERESSE ESTIVALE

Mise à jour : 10 juin 2026

Étienne GUYOT, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, coordonnateur du bassin Rhône-Méditerranée, a réuni le 4 juin 2026 l’ensemble des préfets du bassin pour faire le point sur la situation hydrologique et les actions à engager pour préparer la saison estivale.

Les prévisions météorologiques annoncent un été probablement plus chaud que la normale et potentiellement plus sec, a minima sur le nord du bassin Rhône-Méditerranée. Grâce à la bonne recharge hivernale des nappes souterraines, la situation est aujourd’hui globalement favorable. Cette réserve constitue un atout pour les usages quotidiens de l’eau : alimentation en eau potable, agriculture, industrie, production d’énergie ou loisirs ainsi que pour les milieux naturels.

Cette situation reste toutefois fragile et pourrait se dégrader rapidement, par exemple en cas de dôme de chaleur. Les services de l’État se préparent donc à agir rapidement si nécessaire pour préserver la ressource et garantir le partage de l’eau entre les différents usages. Des mesures de restriction pourront être mises en œuvre localement lorsque la situation l’exigera.

Leur respect fera l’objet de contrôles, avec une priorité donnée à la sensibilisation et à l’accompagnement des usagers. Cela pourra mener à des sanctions dans les cas les plus graves.

Au-delà de la gestion de l’été, l’État poursuit l’adaptation des politiques de l’eau aux conséquences du changement climatique.

La réunion du 4 juin a été l’occasion de partager avec les préfets du grand bassin les principales évolutions portées par les principaux documents de planification dans le domaine de l’eau : Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), et Plan de gestion des risques d’inondation (PGRI). Ces documents stratégiques renforceront, pour la période 2028-2033, la prise en compte des enjeux d’adaptation dans le domaine de l’eau, comme les risques liés à la raréfaction de la ressource en eau ou les phénomènes d’inondation plus fréquents et plus intenses. Une vigilance est également apportée à la cohérence des stratégies d’aménagement territoriales avec les orientations de la politique de l’eau sur le bassin, pour éviter par exemple de développer l’urbanisation dans des zones où la ressource en eau viendra rapidement à se raréfier.

Cette démarche a pour objectif de garantir la pérennité des activités économiques, à protéger les populations et à préserver les écosystèmes qui dépendent de la qualité et de la disponibilité de l’eau.

Les échanges ont également porté sur la préservation des espèces migratrices emblématiques du bassin, dont certaines connaissent un déclin préoccupant. La prise en compte des objectifs du Plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) dans les projets locaux constitue un levier essentiel pour restaurer les continuités écologiques et éviter la disparition totale de certaines espèces emblématiques du bassin telles que la lamproie marine ou l’alose feinte de Méditerranée.

Le préfet coordonnateur de bassin réunira de nouveau les préfets à la fin de la période estivale pour analyser les effets des mesures mises en œuvre, identifier les enseignements utiles de cette saison et renforcer l'efficacité de l'action menée au service des territoires, des habitants et des activités économiques.