189 édifices labellisés « Architecture contemporaine remarquable » en région (Dossier de presse)

Mise à jour : 10 octobre 2024

Le label « Architecture contemporaine remarquable » trouve ses origines au niveau européen, avec la prise de conscience par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe de la valeur patrimoniale de l’architecture du XXe siècle et de sa fragilité. Le constat est simple : l’architecture du XXe siècle fait partie du patrimoine historique de l’Europe, or elle est fortement menacée. Sa proximité dans le temps, le caractère hétérogène et prolifique de sa production rendent complexe sa connaissance fine et donc, la reconnaissance de sa qualité par les autorités et le grand public ainsi que sa préservation.


Vers le label « ACR »

En 1991, par la recommandation n° R (91) du Comité des Ministres, le Conseil de l’Europe demande aux États membres de prendre des mesures de protection du patrimoine architectural du XXe siècle et de « mettre en œuvre, dans le cadre de leur politique générale de conservation du patrimoine bâti et lorsque cela est nécessaire par la voie de mesures spécifiques, des stratégies d’identification, d’étude, de protection, de conservation, de restauration et de sensibilisation visant l’architecture du vingtième siècle ». La France est particulièrement concernée : en effet, au cours des années 1990/2000, la politique de la ville se réoriente progressivement vers de la rénovation urbaine lourde privilégiant la démolition pour résoudre les problèmes sociaux, notamment dans les quartiers de logements sociaux. Cette tendance s’affirme en 2004, avec la création de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), qui institutionnalise et organise la massification des démolitions.

De manière moins spectaculaire, les injonctions liées au développement durable, en particulier les exigences croissantes en termes de performances énergétiques des bâtiments, ont un fort impact sur de nombreux édifices récents, comme le recours systématique à l’isolation thermique par l’extérieur (ITE). Il existe ainsi une tension grandissante entre un mouvement de reconnaissance patrimoniale et des pratiques d’intervention de plus en plus lourdes sur l’architecture récente, plus particulièrement, sur la production de la seconde moitié du XXe siècle. La réponse française à la recommandation c’est la création en 1999, par le ministère de la Culture du label « Patrimoine du XXe siècle ».
Le label est avant tout conçu comme un outil de connaissance et de sensibilisation, complémentaire aux mesures existantes de protection juridique régaliennes du ministère pour les monuments historiques et sites patrimoniaux. Un logotype et des plaques « Patrimoine du XXe siècle », apposées sur les bâtiments concernés, permettent de rendre visibles ces architectures récentes.


En région Centre-Val de Loire, ce sont ainsi 189 édifices qui sont labellisés : ensembles urbains de la reconstruction, architecture religieuse et mémorielle, édifices publics, sites industriels, immeubles collectifs…

Une cérémonie de remise de plaques « Architecture contemporaine remarquable » a été organisée, avec les propriétaires ou leurs représentants ce mercredi 9 octobre en préfecture en présence de Sophie Brocas, préfète de la région Centre-Val de Loire et du Loiret.


La liste des édifices labellisés ainsi que le dossier presse en téléchargement :