Monoparentalité et pauvreté
Découvrez l'une des dernières études (juillet 2025) de la Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté sur "Monoparentalité et pauvreté".
Vous découvrirez notamment des actions mises en place dans notre région pages 50, 54, 58 et 82 du document.
Bonne lecture.
Avant-propos
De plus en plus nombreuses, les familles monoparentales représentent aujourd’hui plus du quart de l’ensemble des familles en France alors qu’elles n’étaient que 9,4% en 1975.
Elles témoignent d’une transformation profonde de nos modèles familiaux. Elles demeurent, cependant, trop souvent seules face aux défis croissants de la vie quotidienne et des complexités de la vie contemporaine.
Elles doivent concilier, dans une précarité souvent silencieuse, les responsabilités parentales, la recherche de stabilité économique, l’accès aux droits et la quête de reconnaissance.
Derrière ce terme de « famille monoparentale » se cachent 2,4 millions de foyers – dans 82 % des cas, une mère seule – et 6,2 millions de personnes, adultes et enfants, dont les parcours sont marqués par des vulnérabilités spécifiques.
La pauvreté y est deux fois plus fréquente que dans les autres types de familles. 41% de ces familles sont confrontées à la pauvreté monétaire et aux privations.
La séparation fait basculer sous le seuil de pauvreté un quart des foyers qui n’y étaient pas auparavant. Le travail, souvent précaire, à temps partiel subi, ne protège pas : 20% des mères seules sont des travailleuses pauvres. L’inégalité est flagrante : la moitié des femmes voient leur niveau de vie baisser de 20 % après une séparation, contre seulement 10 % pour les hommes.
Seuls les minimas sociaux, les allocations familiales et les aides au logement empêchent souvent le basculement dans l’extrême dénuement.
Mais en dépit des prestations dédiées, le niveau de vie médian est nettement plus faible que pour les familles en couple.

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