Baromètre industriel de l'État en Nouvelle-Aquitaine - Janvier 2025
Le Baromètre industriel de l’État permet de mesurer directement l’évolution de la réindustrialisation en France. Avec 13 ouvertures nettes d’usines la Nouvelle-Aquitaine est la deuxième région qui ouvre le plus de sites industriels au premier semestre 2024, dans la continuité de 2022 et 2023.
Les services déconcentrés de l’État sont mobilisés pour le suivi de cet indicateur, coordonné et élaboré par la Direction générale des Entreprises (DGE) au ministère de l’Économie, des Finances et de l’industrie. L’écosystème local participe également activement au suivi de cet indicateur, et notamment les sous-préfets référents France 2030, les chambres consulaires et les agences régionales de développement.
Les résultats du Baromètre témoignaient d’une réindustrialisation forte en 2022 et en 2023 avec respectivement 176 et 1891 ouvertures nettes en tenant compte des extensions et réductions significatives. A l’échelle nationale, sur le premier semestre 2024, on observe une hausse modérée des ouvertures et extensions de sites industriels, avec 36 ouvertures nettes.
En Nouvelle-Aquitaine :
Avec 13 ouvertures nettes d’usines la Nouvelle-Aquitaine est la deuxième région qui ouvre le plus de sites industriels au premier semestre 2024, dans la continuité de 2022 et 2023. En effet, au premier semestre 18 sites industriels ont ouvert ou connu une extension significative, si aucune usine n’a fermé complètement ses portes, 5 sites industriels ont connu une réduction significative.
L’indicateur s’intéresse aux unités industrielles sans tenir compte de la valeur ajoutée du site concerné. Ainsi, une gigafactory ou une première industrialisation de taille moindre compteront comme une même unité industrielle. De fait, si la région est bien confrontée à une transformation de son tissu industriel traduite par un nombre important de fermetures, il est important de souligner que les sites de production qui ouvrent participent fortement à la dynamique de réindustrialisation du pays en raison de la forte valeur ajoutée de leurs activités de production.
Les secteurs de l’industrie verte, de la chimie, de la santé et de la mécanique sont particulièrement représentés parmi les ouvertures et extensions.
À titre d’exemples :
- l’ouverture de l’usine Néogy (groupe Startec) à Pompignac (33) pour la production de batteries de vélos électriques, afin de répondre au développement du marché. Cette unité industrielle de 3000 m² est capable de produire 500 MWh de batteries par an, pour un effectif global attendu de 150 personnes.
- l’extension de l’usine Ryam de Tartas (40), spécialisée dans la fabrication de pâtes de cellulose à partir de bois. Ce site a souhaité créer une bioraffinerie qui produit le premier bioéthanol cellulosique français de seconde génération à partir du pin des Landes. Le produit servira de carburant notamment à l’automobile et à l’aviation.
- l’ouverture d’une nouvelle unité pour la production de résines biosourcées chez Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT, groupe Firmenich) à Vielle-Saint-Girons (40), dont les débouchés sont variés dans les secteurs de la pharmacie, de la cosmétologie, et possiblement dans le secteur des herbicides. Cette nouvelle unité représente une solution d’extension pour les autres lignes de production du site historique qui arrivaient à saturation.
- l’ouverture de l’usine HDF Energy d’Hydrogène de France à Blanquefort (33), pour la production de piles à combustible à hydrogène de forte puissance. Cet investissement de 20 m€ se déploie sur 7000 m² et emploiera à terme 500 personnes. Les marchés de la production d’électricité pour les réseaux (centrales électriques à hydrogène) et de la mobilité lourde (ferroviaire et maritime) sont visés.

