Les partenaires du monde agricole travaillent à la prévention du mal-être en agriculture
La préfète Sophie BROCAS a piloté plusieurs comités réunissant les acteurs intervenants dans l'accompagnement des agriculteurs en difficulté, notamment en présence d'Olivier DAMASAIN, délégué interministériel du plan de prévention du mal-être en agriculture.
L’agriculture en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine traverse une période exceptionnellement difficile avec une année particulièrement défavorable sur le plan météorologique (tempêtes et inondations de l’hiver, grêle, canicules et sécheresse), avec également un contexte géopolitique qui pèse sur les coûts des intrants et les marchés, ainsi que, plus localement, la persistance de la crise structurelle de la viticulture et les conséquences des incendies catastrophiques de Saumos et Biscarrosse.
Des comités de prévention du mal-être en agriculture
Au niveau régional mais aussi départemental, des comités ont regroupé les acteurs intervenant dans l’accompagnement des agriculteurs en difficulté et notamment les services de l’État, la MSAMutualité sociale agricole, la chambre d’agriculture ainsi que les organisations professionnelles agricoles, les associations de solidarité, les tribunaux judiciaires, les centres de gestion, les experts comptables, ou encore les ordre des médecins…
L’objectif est de coordonner leurs actions pour apporter une réponse complète et adaptée à chaque situation individuelle sur le plan humain et leur santé, ainsi que les plans économique, social et administratif. Il s’agit aussi de mieux identifier et accompagner les exploitants ou les salariés en difficulté sur les différents dispositifs d’accompagnement et vers les aides auxquelles ils ont droit.
Les comités ont fait le bilan des actions mises en œuvre par les différents partenaires. Il en ressort que les demandes d’accompagnement sont en forte augmentation :
- 307 agriculteurs accompagnés par la chambre d’agriculture ou les associations de solidarité en 2025 (+ 35 %) en Gironde,
- 60 signalements mal-être auprès des agents de la MSAMutualité sociale agricole au cours du 1er semestre 2026 (+ 100 %) en Gironde, 375 en Nouvelle-Aquitaine (608 sur année 2025 soit 23 % de plus en rythme moyen),
- une forte augmentation du nombre de procédures collectives ouvertes en 2025 (redressement judiciaire ou sauvegarde).
Des sentinelles pour détecter les signaux
La ministre de l’Agriculture a prévu, dans le cadre du plan d’urgence climat adaptation sécheresse incendie (CASI) en cours de déploiement, un renforcement de l’accompagnement social et de la prévention de la détresse agricole.
L’effort de formation des « sentinelles » pour détecter les signaux de mal-être s’est poursuivi en 2025 et 2026 : 195 sentinelles agricoles sont désormais actives en Gironde, 3727 en Nouvelle-Aquitaine, et appartiennent à différentes catégories sociaux professionnelles (agriculteurs et organisations professionnelles agricoles, MSAMutualité sociale agricole, élus, chambre d’agriculture, centres de gestion, services de l’État, associations de solidarité…). Ce réseau essentiel doit continuer à se développer.
Le conseil départemental de la Gironde va renforcer la communication sur le RSARevenu de solidarité active dérogatoire dont peuvent bénéficier les agriculteurs alors que nombre d’entre eux n’en demandent pas le bénéfice. La MSAMutualité sociale agricole est disponible pour les orienter.
Un guide pratique "bien dans son travail, bien dans sa vie"
Téléchargez le guide pratique « bien dans son travail, bien dans sa vie »
qui recense les différents outils et points d’accueil mis à disposition des agriculteurs en difficultés

