Restauration d'un tableau italien du XVIIe siècle
Le musée de Libourne en Gironde a découvert dans sa collection une toile considérée jusque-là comme une simple copie tardive du XVIIIe siècle d'un Guido Reni qui pourrait être un original du peintre baroque italien du XVIIe siècle. Les services de l'Etat accompagne la ville dans le processus de restauration et d’authentification de l’œuvre jusqu'à la conclusion de l'enquête.
Le musée des Beaux-Arts de Libourne compte parmi les quelque 1 200 musées bénéficiant, au niveau national, de l’appellation « musée de France ». Ce statut particulier lui permet de bénéficier du contrôle scientifique et technique de l’État et d’un accompagnement étroit de la Direction régionale des Affaires culturelles dans l’ensemble des missions qu’il conduit.
Parmi celles-ci, les opérations de récolement des collections ont permis à l’équipe du musée de redécouvrir un tableau, enregistré initialement – et à tort – comme étant une copie tardive d’un célèbre chef-d’oeuvre italien du XVIIe siècle. L’expertise croisée de Caroline Fillon, directrice du musée, et de Sophie Jarrosson, restauratrice de peinture, a rapidement mis en lumière la qualité artistique de cette oeuvre. Grâce à son statut, le musée a pu bénéficier d’analyses scientifiques de pointe prises en charge par les équipes du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), service à compétence nationale de la Direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture.
L’apport essentiel de ces données et l’accompagnement, tout au long du processus de restauration par des experts internationaux, permettront notamment de mieux appréhender la période de création et, espérons-le, de préciser l’auteur de cette œuvre, qui s’avère être d’ores et déjà une pièce majeure de la collection du musée. La DRACdirection régionale des affaires culturelles, qui contribue au financement de la restauration du tableau à hauteur de 40 % du coût global (22 950 €) poursuivra son accompagnement jusqu’aux conclusions de cette enquête.
En choisissant de faire restaurer ce tableau à Libourne, au sein de la chapelle du Carmel transformée en éphémère atelier de restauration, la Ville et son musée des Beaux-Arts ont souhaité que le fruit de ces investigations puisse être partagé avec le public. Cette opération contribue ainsi à renforcer l’une des missions capitales des musées de France : faire de la culture et du patrimoine un bien commun accessible à tous.

