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Rencontre des acteurs du monde agricole au Salon de l’Agriculture 2026

Mise à jour : 26 février 2026

Photo de groupe au salon International de l'Agriculture

Ce 23 février, Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, et Marie Gautier-Melleray, préfète, secrétaire générale aux politiques publiques (SGAPP) sont venus échanger avec les représentants du monde agricole à l’occasion de l’édition 2026 du Salon International de l’Agriculture. Accompagnés des préfets des départements franciliens et de la directrice de la DRIAAF, Mylène Testut-Neves, ils ont été accueillis par le Président de la Chambre d’agriculture de région d’Île-de-France, Damien Greffin.

L’élevage en Île-de-France

Un petit-déjeuner de travail organisé sur le stand d’Interbev Île-de-France a réuni les élus de la Chambre d’agriculture et les services de l’Etat en Île-de-FranceFrance, dans la continuité du débat sur l’élevage organisé par la chambre d’agriculture en décembre dernier sur le campus Bougainville à Brie-Comte-Robert. Dans un territoire où l’agriculture occupe une place stratégique, notamment à travers les grandes cultures, mais où la diversification des exploitations agricoles apparaît de plus en plus nécessaire, ce moment a permis d’aborder les enjeux spécifiques de l’élevage.

Les échanges se sont poursuivis par une déambulation auprès des éleveurs franciliens, avec une attention particulière sur la filière ovine. Le préfet de région a notamment rencontré David Tourte, président de l’association Les Bergers d’Île-de-France, afin d’évoquer les réalités économiques et environnementales du secteur.

Approvisionnement et souveraineté alimentaire

A l’occasion d’une visite sur le stand de McDonald's France, les discussions ont porté sur la politique d’approvisionnement local de l’enseigne et ses liens avec les filières agricoles françaises. Cette rencontre a permis à cette entreprise de présenter ses actions pour valoriser les productions nationales et leur dispositif de contractualisation (basé sur le coût de production) avec les producteurs.

L’avenir des filières végétales

Sur le stand d’Intercéréales, les échanges ont porté sur l’avenir des filières céréalières, en particulier celui du blé.

Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques et climatiques, les discussions ont mis en lumière des signaux contrastés. Si les conditions météorologiques de cette année ont permis de retrouver de bons niveaux de rendements par rapport aux années précédentes, les cours (en particulier des céréales) sont très bas et d’importantes difficultés économiques se font déjà sentir pour les exploitants de grandes cultures, et donc, in fine, pour le revenu des agriculteurs.Fort de ce constat, le Préfet de région a rappelé les différentes  mesures de soutien mises en place par le Gouvernement comme le prolongement en 2026 du dispositif de garantie de prêts par l’État, opéré par BPI France, visant à faciliter le réaménagement des dettes et le renforcement de la trésorerie des exploitations.

Le fonds d’urgence national de 35 millions d’euros pour les céréaliers, dont 2,12 millions d’euros pour l’Île-de-France, participe également à cet effort inédit. Afin de cibler les agriculteurs les plus en difficulté, des critères ont été définis en partenariat entre les représentants de la profession et les services de l’Etat régional (DRIAAF et DDT).

Vous trouverez plus d'informations sur le communiqué de presse .

Le contexte international

Les échanges de la matinée ont également souligné le rôle déterminant des aides de la Politique agricole commune (PACPolitique agricole commune), qui constituent un filet de sécurité essentiel à la rentabilité et à l’équilibre économique des exploitations. Fin 2025, un total de 115,5 millions d’euros d’aides au titre du 1er pilier (mesures de soutien aux marchés et aux revenus des exploitants agricoles) a ainsi été versé à près de 3 600 bénéficiaires franciliens.

Les professionnels ont pu faire part de leurs inquiétudes quant à la réforme de la PACPolitique agricole commune. Sur cette question, comme sur l’ensemble des préoccupations exprimées par les agriculteurs, le Préfet de région a rappelé les engagements du Président de la République et du Premier ministre en faveur du maintien du budget de la prochaine PACPolitique agricole commune.

Les professionnels ont aussi manifesté leurs préoccupations quant aux conséquences du mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières sur les prix des engrais déjà très élevés. Le Préfet de région a rappelé le soutien du Gouvernement qui travaille avec la Commission européenne pour trouver un mécanisme de compensation.

Dialogue avec le réseau agricole

Pour conclure la matinée, la délégation s’est rendue sur le stand de Chambres d’agriculture France, en présence du  président du réseau, Sébastien Windsor. Cette séquence a permis de faire le bilan des échanges, principalement s’agissant du contexte politique et des préoccupations actuelles du monde agricole, notamment en matière de transition écologique, de renouvellement des générations et de viabilité économique des exploitations. Le Préfet de région a bien entendu l’attente très forte des professionnels s’agissant du dépôt rapide au Parlement du projet de loi d’urgence en cours de préparation par le Gouvernement.