L’État et les collectivités s’engagent avec l’ONF pour la forêt de la Malmaison
Marc guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, était à la forêt de La Malmaison pour saluer le travail de l’Office national des forêts et des travaux réalisés pour la forêt domaniale de la Malmaison. Ces aménagements permettent une meilleure accessibilité au site et concernent des travaux forestiers de coupe et de replantations réparant les dégâts causés par la maladie de l’encre. L’État porte également l’ambition que ce massif fasse l’objet d’un projet de classement en forêt de protection pour en conforter la préservation.
L’État avec l’Office national des forêts, la Métropole du Grand Paris, la mairie de Vaucresson, la mairie de Rueil-Malmaison, et Île-de-France Nature, ont pris l’enagement de se mobiliser pour l’aménagement et à la préservation de la forêt de la Malmaison.
Un site aménagé plus accueillant
Au cœur d’un ensemble de communes (Garches, La Celle Saint-Cloud, Rueil-Malmaison et Vaucresson) comptant plus de 130 000 habitants, la forêt domaniale de la Malmaison accueille sur 200 hectares un public nombreux, essentiellement de riverains. Plusieurs projets d’aménagement pour améliorer l’accueil du public ont été financés par l’Etat, la Métropole du Grand Paris, le conseil département des Hauts-de-Seine et Île-de-France Nature. Cela s’illustre par une convention tri-partite (2025-2027) qui permet de mobiliser près de 600 000 euros par an pour protéger et entretenir ce patrimoine commun forestier.
L’entrée de forêt en lisière de Vaucresson a été réaménagée avec le soutien d’un financement du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Les travaux visaient à faciliter et embellir l’accès à la forêt par la ville, avec le souci de canaliser les cheminements, de protéger les sols et de créer de la continuité avec des parcours existants comme la balade des quatre forêts. La stabilisation de la voie d’accès, mieux délimitée par des protections en bois, a amélioré la fonctionnalité de cette entrée de forêt. A l’occasion des travaux, 500 arbres ont été plantés (chênes, pin maritime, poirier, cormier et aulne) dans une volonté d’enrichissement et de diversification.
D’importants travaux ont également été réalisés pour renforcer l’accessibilité de la forêt pour les personnes à mobilité réduite (PMR), notamment la promenade autour de l’étang de Saint-Cucufa : parking PMR, mise en accessibilité de la descente, revêtement durable du cheminement permettent aujourd’hui à tous de bénéficier de ce circuit. Des pupitres pédagogiques ont été également été implantés : leurs explications sensibilisent le public à l’importance en termes de biodiversité des milieux humides en forêt.
Ces travaux illustrent les 2 actions à mener pour une forêt urbaine, la préservation de l’environnement par l’entretien du domaine, et la fonction sociale en favorisant l’accueil du public dans un espace apaisé et refuge de la biodiversité.
Vers le classement en forêt de protection
Dans le cadre du programme régional forêt-bois 2019-2029, il a été prévu le classement en forêt de protection de nombreux massifs forestiers d’Île-de-France afin de les préserver de tout changement d’affectation des sols, face à un risque fort d’urbanisation.
Le projet de classement de la forêt de la Malmaison a fait l’objet d’une consultation du public de novembre 2024 à janvier 2025. Ce classement, qui doit être finalisé dans les prochains mois, permettra de garantir aux riverains et au public la préservation de la forêt et de l’ensemble de ses fonctionnalités sur le long terme, sans pour autant exclure les travaux qui seraient rendus nécessaires.
Pour une forêt plus résistante
Forêt en grande partie composée de châtaigniers, la Malmaison est touchée par les effets du changement climatique qui renforce l’impact de certaines maladies, comme ici la maladie de l’encre. Si elle ne touche que cette essence d’arbres, cette maladie sans traitement connu oblige à des travaux importants pour créer une forêt à terme plus résistante. Ainsi, la parcelle visitée est représentative de la stratégie volontariste mise en place par l’Office, avec les crédits de l’État dans le cadre du plan France relance. Sur 1,7 hectare, les châtaigniers malades ont dû être coupés. Ils ont été remplacés par de jeunes plants d’essences insensibles à la maladie : chêne sessile, charme, poirier et pin laricio. La diversité des essences, gage de résilience, s’est doublée d’une sélection rigoureuse des provenances : tous les plants sont issus de graines récoltées en France.
« L’État défend et protège ses forêts. L’Office national des forêts est le garant de ce patrimoine commun millénaire en France. Avec le plan France relance et France 2030, c’est plus d’un milliard d’arbre qui doit être planté, notamment pour faire face aux effets du bouleversement climatique » Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris.



