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La géothermie au cœur de la transition énergétique en Île-de-France

Mise à jour : 29 septembre 2025

Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, a visité le 29 septembre le site du forage de géothermie profonde de Châtenay-Malabry, en rappelant les enjeux et les avancées du développement de la chaleur renouvelable en Île-de-France, soutenu par l’État via le Fonds Chaleur opéré par l’ADEMEAgence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.

Le Fonds Chaleur, un levier stratégique

Créé en 2009, le Fonds Chaleur constitue l’outil principal de soutien financier et technique aux collectivités territoriales et entreprises pour développer la chaleur renouvelable. Depuis son lancement, il a permis en Île-de-France :

  • de soutenir plus de 480 projets ;
  • de verser 650 M€ d’aides ;
  • de créer 820 kms de réseaux de chaleur ;
  • d’assurer une production additionnelle équivalente à la consommation de 2 millions d’habitants.

En 2025, 91,7 M€ ont déjà été mobilisés dans la région Île-de-France, avec 12 projets majeurs allant des forages de géothermie profonde à la biomasse, représentant 340 M€ d’investissements.

Un potentiel géothermique unique

L’Île-de-France est la première région française et la deuxième européenne en matière de géothermie profonde. « C’est un véritable laboratoire pilote à l’échelle européenne », a insisté Marc Guillaume, rappelant que l’État est garant de la sécurité et de la préservation de cette ressource. Depuis 2023, un plan national vise à multiplier par deux ou trois les projets de géothermie profonde d’ici 2030.

Un exemple concret : Châtenay-Malabry et Plessis-Robinson

Le réseau de chaleur de Châtenay-Malabry et du Plessis-Robinson illustre cette ambition. Avec un investissement total de 96 M€, dont 29 M€ financés par l’ADEMEAgence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ce projet permettra de chauffer 15 000 logements via un réseau de 28 km. À terme, il évitera chaque année l’émission de 17 000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent des rejets de 8 500 voitures.

« L’État se mobilise concrètement, aux côtés des collectivités, des entreprises et des citoyens, pour que la chaleur renouvelable devienne une axe majeur de la transition énergétique. Chaque réalisation renforce la souveraineté énergétique de nos territoires et permet une stabilité des prix de l’énergie pour les consommateurs», a rappelé Marc Guillaume