Le CHU Faubourg Saint-Denis et le centre Valgiros : deux structures pour des publics vulnérables
Ce 24 décembre, Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, a rencontré les équipes et les résidents du centre d’hébergement d’urgence (CHU) Faubourg Saint-Denis (10e arrondissement) ainsi que ceux du centre Valgiros (15e arrondissement). Il a pu échanger avec eux sur leur parcours de vie.
Faubourg Saint-Denis, un centre d’hébergement d’urgence géré par l’association Emmaüs Solidarité
Fondée en 2011, Emmaüs Solidarité est un acteur majeur de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion.
Situé dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, ce centre, ouvert à l’été 2024, peut accueillir jusqu’à 107 personnes en situation de grande vulnérabilité dont 92 places en famille.
Financé par l’État à hauteur de 1,9 M€, le projet comprend notamment 15 places d’hébergement dédiées aux personnes les plus marginalisées. Les logements proposés sont entièrement équipés et offrent un cadre de vie confortable.
Un accompagnement social assuré par une équipe dédiée permet aux personnes accueillies de bénéficier d’un soutien individualisé et d’être accompagnées dans leurs démarches et projets de réinsertion.
Valgiros, un centre d’hébergement de stabilisation géré par l’association Aux Captifs la Libération (ACLL)
Créée en 1981 à l’initiative du père Patrick Giros, l’ACLL œuvre auprès des personnes en situation de très grande précarité, notamment les personnes sans domicile ou en situation de prostitution, afin de favoriser le rétablissement de leur dignité et l’accès effectif à leurs droits. L’association gère également un centre d’hébergement d’urgence, un accueil de jour, des maraudes ainsi que des dispositifs de domiciliation.
Implanté dans le 15e arrondissement de Paris et ouvert en 2010, le centre Valgiros accueille des personnes en grande vulnérabilité au sein d’une colocation solidaire comprenant 21 places, complétées par 9 places de bénévoles résidents impliqués dans l’accompagnement social. Soutenu par un financement de l’État à hauteur de 368 k €, ce projet propose un accompagnement social individualisé assuré par des professionnels, ainsi que des temps collectifs favorisant la convivialité et le lien social.
Le préfet de région a pu saluer le travail des équipes sociales, les remercier, et a tenu à souligner aux personnes rencontrées «l’importance de se reconstruire à leur rythme ».
Grâce aux dispositifs mis en place par l’État, des femmes vivant à la rue ont pu bénéficier d’une réinsertion réussie.



