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Signature d’un protocole immobilier entre l’État et la Ville pour créer des logements sociaux

Mise à jour : 09 juillet 2025

Photo du préfet d'Île-de-France, préfet de Paris avec le protocole signé.

Le mercredi 9 juillet 2025, la préfecture de région d’Île-de-France, préfecture de Paris a signé un protocole immobilier majeur avec la Ville de Paris, ouvrant la voie à la création d’une centaine de logements sociaux dans les 4e, 5e et 6e arrondissements de la capitale. Ce protocole constitue une avancée sans précédent pour favoriser la production de logements sociaux dans des quartiers où le foncier est particulièrement rare et coûteux.

Une réponse forte de l’État face à une crise du logement

Face à un marché du logement extrêmement tendu en Île-de-France, particulièrement à Paris, l’État s’engage en faveur du logement social, dont la production constitue un enjeu de cohésion sociale et d’équilibre territorial.        

La situation actuelle se caractérise par :

  • une rareté du foncier disponible pour construire du logement social,
  • une hausse continue des besoins sociaux,
  • et un contexte budgétaire contraint.

Dans ce cadre, l’État dispose de la possibilité de céder ses biens à un prix inférieur à leur valeur vénale, via un mécanisme de décote. Toutefois, jusqu’à récemment, cette décote était plafonnée, rendant certaines opérations impossibles à réaliser, notamment à Paris.

Une réforme réglementaire au service du logement social

Pour lever ces blocages, un décret publié le 1er janvier 2025 a modifié les conditions de mise en œuvre de la décote, en autorisant les préfets de département à y déroger sous conditions.

Désormais, les dérogations à la décote sont encadrées par un accord global entre le préfet et la collectivité concernée. Ce mécanisme permet à l’État :

  • de vendre certains biens à leur pleine valeur vénale, non préemptés par la Ville,
  • en contrepartie, de consentir une forte décote sur un bien destiné à une opération de logement social prioritaire.

Une opération exemplaire dans les arrondissements déficitaires de Paris

Le protocole signé le 9 juillet entre l’État et la Ville de Paris s’inscrit pleinement dans ce nouveau cadre réglementaire. Il marque une étape majeure de l’action de l’État en faveur du logement social à Paris, en rendant possible des opérations jusqu’alors bloquées.

Concrètement, trois immeubles libérés par les services de l’État dans les 4e, 5e et 6e arrondissements seront cédés à la Ville à un prix décoté, en vue d’accueillir environ 100 logements sociaux.

Cette opération représente :

  • un effort financier de plus de 10 millions d’euros pour l’État,
  • une mise à disposition de biens dans des secteurs sous-dotés en logements sociaux,
  • et une exemplarité dans la gestion du patrimoine immobilier de l’État, les immeubles étant libérés grâce à des regroupements et à une meilleure performance énergétique.

Une dynamique durable

Ce protocole est le début d’une dynamique vertueuse. Il fait écho à d’autres engagements forts de l’État, comme :

  • l’appel à manifestation d’intérêt sur la transformation de bureaux en logements ;
  • la délégation des aides à la pierre à la Ville de Paris, contractualisée en 2023 via une stratégie pluriannuelle ambitieuse, qui permettra notamment la création de :
    • 700 places de pension de famille,
    • 700 logements en résidence sociale,
    • 400 places en foyers de jeunes travailleurs.

Ce protocole symbolise la capacité de l’État et des collectivités à agir ensemble pour relever les défis sociaux et urbains.

Une coopération exemplaire

La préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris remercie l’ensemble des acteurs publics mobilisés dans cette démarche ambitieuse. Elle adresse une mention particulière à Christine Weisrock, responsable régionale de la politique immobilière de l'Etat en Île-de-France dont l’engagement et la détermination ont été décisifs pour l’aboutissement de ce projet. Ce protocole constitue, à cet égard, un symbole fort de l’action publique au service du bien commun.

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