Dossiers : La politique de lutte contre les addictions en Nouvelle-Aquitaine (MILDECA)
Les conséquences des pratiques addictives et des trafics qui y sont liés constituent un problème majeur de santé et de sécurité. C’est la raison pour laquelle l’État s’engage résolument contre, à travers une politique déclinée en Nouvelle-Aquitaine selon les spécificités locales.
Les conduites à risques : les autres produits stupéfiants
Les produits illicites tels que la cocaïne et les amphétamines sont plus souvent expérimentées par les adultes de Nouvelle-Aquitaine selon le rapport de l'OFDT de décembre 2021). Bien que leurs prévalences demeurent modestes, les jeunes de 17 ans présentent eux aussi des niveaux d'expérimentation relativement plus importants de stimulants (MDMA, ecxtasy) ainsi que des hallucinogènes (champignons, LSD).
Le taux d'accidents mortels avec présence de stupéfiants reste cependant inférieur à la moyenne nationale.
Les Haltes soins addictions (HSA)
Précédemment appelées Salles de consommation à moindres risques (SCMR) ou « salles de shoot » par la presse, les HSA sont des espaces de réduction de risques qui s’insèrent dans la palette des dispositifs sanitaires et médico-sociaux. Elles s’adressent essentiellement aux usagers de drogues en situation de très forte précarité. L’évaluation des salles de Paris et de Strasbourg par l’INSERMInstitut national de la santé et de la recherche médicale a confirmé l’intérêt de ces dispositifs pour améliorer la santé des usagers, éviter des coûts médicaux importants et limiter les nuisances pour les riverains (en particulier, baisse du nombre d’injections et de seringues abandonnées dans l’espace public).
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