Dossiers : Prévenir et lutter contre la pauvreté

Mise à jour : 08 octobre 2026

Co-construit avec l’ensemble des acteurs du secteur, le Pacte des solidarités est entré en vigueur au 1er janvier 2024.
Le système social français, bien que fortement redistributif et solidaire, est confronté à des fragilités persistantes :
- une forte reproduction de la pauvreté entre les générations;
- des difficultés à sortir de la précarité rapidement et durablement, aggravées par un non-recours aux droits et aux aides disponibles.

Études et données France et région Bourgogne-Franche-Comté

La Bourgogne Franche-Comté constitue la 1ère région industrielle de France

En Bourgogne Franche-Comté, le taux de pauvreté s'élève à 13,4 %.  Elle se situe dans les régions où le taux de pauvreté est le plus bas comparativement à la moyenne nationale de 14.9%. Toutefois, la situation au sein des territoires de la région est hétérogène. Les départements de l’Yonne, de la Nièvre et du Territoire de Belfort sont fortement  impactés. 11 communautés de communes dépassent un taux de pauvreté de plus de 15,5 %.

 Deux groupes de territoires sont particulièrement fragilisés par la pauvreté : les zones rurales et les quartiers politiques de la ville. Le taux de pauvreté au sein des 58 quartiers prioritaires de la ville et des 25 unités urbaines s’élève à 44 % (soit 2,3 points au dessus de la moyenne nationale) et représente 39 % des publics vulnérables de la région. Quant aux zones rurales, certaines peuvent atteindre un taux de pauvreté de plus de 15 %.

 Les publics davantage impactés par la pauvreté sont les familles mono parentales, les jeunes, les publics en situation d’illettrisme-illectronisme, les primo-arrivants cumulant les facteurs aggravants et les travailleurs pauvres. De manière plus récente, les étudiants et les personnes âgées peuvent se retrouver en situation de pauvreté. 350 000 personnes dans la région vivent en dessous du seuil de pauvreté.

 

INSEE : la pauvreté en Bourgogne Franche-Comté

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Atlas de la pauvreté et des inégalités

Le diagnostic sur la pauvreté, ses évolutions et les catégories de population concernées est mené le plus souvent sur le champ de la France métropolitaine prise comme un tout.

Même si la taille de la commune est parfois retenue comme un critère de différenciation, ces analyses globalisantes laissent dans l’ombre les inégalités d’exposition à la pauvreté dans les territoires. Or, la connaissance des contextes de la pauvreté dans les territoires est indispensable pour la conception des politiques d’action sociale et de solidarité.

Le comité scientifique du CNLE a souhaité produire un instrument de diagnostic au niveau départemental et infra-départemental pour éclairer la décision publique. C’est l’Atlas de la pauvreté et des inégalités du CNLE. Son élaboration a été confiée à des géographes membres du comité scientifique : Olivier Milhaud Samarina (Sorbonne Université) et Antonine Ribardière (Université Paris 1), aidés du cartographe Cyprien Deloget (Sorbonne Université).

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Les indicateurs de vulnérabilité, par département et pour la région

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Les quartiers prioritaires de la ville (QPV)

Un QPV est une zone urbaine ciblée par l'État pour réduire les inégalités sociales et économiques par rapport au reste du territoire national.

Carte des QPV de Bourgogne Franche-Comté -2026-

Note d'analyse : la pauvreté en héritage

En France, près d’un adulte sur quatre ayant connu la précarité à l’adolescence est encore pauvre en conditions de vie à l’âge adulte. La pauvreté agit tôt, fortement et durablement, avec des mécanismes qui se cumulent et se renforcent tout au long de l’enfance, jusqu’à l’âge adulte. Comment, et à quel point, la pauvreté persiste-t-elle d’une génération à l’autre en France ? Dans sa nouvelle note, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan dévoile une analyse inédite fondée sur le suivi d’une cohorte d’élèves pendant seize ans, de leur entrée au collège en 2007 jusqu’à l’âge de 26-27 ans (en 2023). En retraçant leurs trajectoires, la note identifie précisément les mécanismes clés de la reproduction de la pauvreté que sont la scolarité, la situation familiale et le contexte économique et social local, ouvrant des pistes de réflexion pour l’action publique.

Pour en savoir plus

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Cartes des taux de pauvreté des EPCI

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Portraits et chiffres clés départementaux de l'insertion sociale et professionnelle en Bourgogne Franche-Comté

DREETSDirection régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités BFC
Dernière mise à jour le 17 mars 2026

Ces publications annuelles permettent de disposer d’un état des lieux des indicateurs de l’insertion sociale et professionnelle à l’échelle des départements de la Bourgogne-Franche-Comté. Ils répondent à trois objectifs essentiels :

  •   Observer les populations vulnérables en identifiants les évolutions structurelles et conjoncturelles
  •   Mettre en avant les spécificités locales en proposant des tableaux et des cartes interactives
  •   Comprendre et mettre en évidence les facteurs de vulnérabilités des territoires

Documents à télécharger :

 

INSEE BFC : où en est la pauvreté en région Bourgogne Franche-Comté ?

À l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, revenons sur qui sont les plus touchés, quel rôle joue la redistribution, et comment nos territoires s’en sortent face aux inégalités ?

Le taux de pauvreté monétaire régional est de 13.4%

  • En 2021, 357 200 habitants de Bourgogne-Franche-Comté vivent sous le seuil de pauvreté. Soit 13,4 % de la population. C’est un peu moins qu’au niveau national (14,9 %).
  • Ce seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian, c’est-à-dire 1 160 € net par mois pour une personne seule.

Sans le système redistributif, près d’une personne sur cinq serait en situation de pauvreté dans la région

  • On ne parle pas ici uniquement du salaire mais de l’ensemble des revenus d’activité ou financiers ainsi que les allocations chômages et les pensions retraites.
  • À ces revenus, il faut également ajouter les effets du système redistributif : les prestations sociales (RSARevenu de solidarité active, allocations familiales, etc.). Et retrancher les impôts directs (comme l’impôt sur les revenus par exemple).
  • Sans le système redistributif, le taux de pauvreté atteindrait alors 19,6 %.

Des écarts territoriaux marqués

  • La pauvreté reste plus forte dans les grands centres urbains (Dijon, Besançon, Montbéliard, Belfort) et en particulier dans les QPV (le quartier la Chanaye-Résidence à Mâcon par exemple), mais la redistribution y est aussi plus efficace.
  • En milieu rural, l’effet des transferts est plus limité, notamment pour les personnes âgées, moins concernées par les aides sociales.

Les familles avec enfants bénéficient le plus du système redistributif, notamment via les prestations familiales et au mode de calcul favorable de l’impôt sur le revenu via le quotient familial. Mais 20 % des personnes pauvres ne touchent aucune prestation, souvent des seniors isolés.

Pour en savoir plus

 

Étude INSEE nationale :  En quinze ans, des épisodes de pauvreté monétaire plus durables

En France hors outre-mer, une personne sur quatre est au moins une fois en situation de pauvreté monétaire entre 2021 et 2024. Cette proportion était quasi la même entre 2008 et 2011, soit près de quinze ans auparavant.
Ces épisodes de pauvreté sont souvent récurrents : 71 % des personnes en situation de pauvreté monétaire en 2023 le sont encore un an plus tard en 2024.

D’une année sur l’autre, les sorties d’une situation de pauvreté monétaire sont minoritaires ; elles sont en outre loin d’être toutes pérennes : sur six personnes en situation de pauvreté en 2021, deux ne le sont plus l’année qui suit, mais une seule n’est plus en situation de pauvreté ni en 2024 ni aucune des années où elle a répondu à l’enquête entre 2022 et 2023.

La part de personnes en situation de pauvreté quatre années consécutives a presque doublé en l’espace de quinze ans : entre 2021 et 2024, 7 % des individus font l’expérience d’une situation de pauvreté continue, contre 4 % entre 2008 et 2011. Ainsi, la hausse de la pauvreté en quinze ans en France hors outre-mer traduit avant tout des situations de pauvreté de plus en plus chroniques, suggérant un accroissement des difficultés à sortir des situations de pauvreté.

Les trajectoires continues de pauvreté monétaire sont plus fréquentes pour les personnes au chômage, les personnes peu ou pas diplômées et pour les jeunes. Elles sont également associées à de nombreuses privations.

Pour en savoir plus